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La jeunesse dans l'agriculture : assurer l'avenir des systèmes alimentaires

  • Writer: Sustainable Agriculture Network
    Réseau d'agriculture durable
  • 29 décembre 2025
  • 3 min de lecture

Updated: Mar 10

Pourquoi l’avenir de l’agriculture dépend de la jeunesse

L’agriculture vieillit. Dans toutes les régions, l’agriculteur moyen vieillit tandis que de moins en moins de jeunes voient un avenir viable dans l’agriculture. Cette tendance n’est pas seulement démographique — elle est structurelle. Lorsque l’agriculture ne parvient pas à offrir des moyens de subsistance, des opportunités et un objectif dignes, les jeunes partent et les systèmes alimentaires perdent leur future main-d’œuvre, leurs innovateurs et leurs intendants.


L’engagement des jeunes dans l’agriculture n’est donc pas une question périphérique. Il est essentiel à la sécurité alimentaire, à la résilience climatique et au développement rural. Sans jeunes agriculteurs, travailleurs et entrepreneurs, les efforts visant à transformer l’agriculture stagneront.



Pourquoi les jeunes quittent l’agriculture

Les jeunes n’abandonnent pas l’agriculture parce qu’ils manquent d’intérêt ou de valeurs. Ils réagissent rationnellement au risque et à la récompense. L’agriculture est souvent associée à des revenus faibles et instables, à un accès limité à la terre et au financement, à un risque climatique élevé et à une faible reconnaissance sociale.


Dans de nombreuses zones rurales, les jeunes héritent de terres dégradées, d’un régime foncier précaire et d’un accès limité au marché. Ils sont confrontés à des obstacles en matière de crédit et de formation, tandis que les politiques et services agricoles sont souvent conçus pour les agriculteurs établis. Pour les jeunes femmes, ces obstacles sont aggravés par les normes de genre et les contraintes juridiques.


Lorsque l’agriculture offre de la précarité plutôt que des possibilités, la sortie des jeunes devient inévitable.


Ce qui est perdu lorsque les jeunes quittent l’agriculture

Le départ des jeunes de l’agriculture a des conséquences en cascade. Le transfert de connaissances entre les générations s’affaiblit. Des pénuries de main-d’œuvre apparaissent. L'innovation ralentit. Les économies rurales se vident, augmentant la pression migratoire sur les villes.


Les jeunes apportent énergie, adaptabilité et ouverture à l’innovation. Ils sont plus susceptibles d’adopter de nouvelles technologies, d’expérimenter des pratiques régénératrices et de s’engager dans des outils numériques. Les exclure de l’agriculture limite la capacité du secteur à s’adapter au changement climatique, aux changements du marché et aux contraintes écologiques.


Le désengagement des jeunes n’est donc pas seulement une préoccupation sociale — c’est un risque systémique.


Jeunesse, changement climatique et transformation

Le changement climatique rend l’engagement des jeunes encore plus urgent. L’agriculture doit s’adapter rapidement aux conditions changeantes, mais cette adaptation nécessite une réflexion à long terme. Les jeunes agriculteurs ont le temps d’investir dans la santé des sols, les arbres et des systèmes diversifiés qui offrent des avantages sur plusieurs décennies.


Dans le même temps, le risque climatique touche de manière disproportionnée les jeunes. Sans moyens de subsistance agricoles viables, ils sont confrontés à un avenir façonné par l’instabilité, la migration forcée et les opportunités limitées.


Engager les jeunes dans une agriculture résiliente au changement climatique aligne la justice intergénérationnelle sur la nécessité pratique.


Au-delà de l’emploi : les jeunes comme innovateurs et leaders

La participation des jeunes à l’agriculture ne doit pas se limiter au travail. Les jeunes sont des entrepreneurs, des innovateurs et des leaders. Ils favorisent de nouveaux modèles commerciaux, le traitement à valeur ajoutée, les plateformes numériques et le développement du marché local.


Lorsque les jeunes sont habilités à façonner l’agriculture — et pas seulement à y participer—, les systèmes alimentaires deviennent plus dynamiques et inclusifs. Cela nécessite l’accès à la terre, au financement, à l’éducation, au mentorat et à la participation à la prise de décision.


Traiter les jeunes comme des bénéficiaires plutôt que comme des agents de changement limite l’impact.


Les obstacles structurels doivent être surmontés

Encourager l’engagement des jeunes nécessite plus que des programmes de formation ou des campagnes de sensibilisation. Les barrières structurelles doivent être démantelées. Un régime foncier sûr, un accès au capital, des marchés équitables et une protection sociale sont essentiels.


Les politiques qui soutiennent le transfert de terres intergénérationnel, le financement adapté aux jeunes et les organisations agricoles inclusives peuvent rendre l’agriculture à nouveau viable. Sans ces changements systémiques, les réussites individuelles resteront des exceptions plutôt que des normes.


Pourquoi la fenêtre est étroite

Les tendances démographiques sont impitoyables. À mesure que les agriculteurs plus âgés prennent leur retraite sans successeur, le remembrement ou l’abandon des terres s’accélère. Les compétences et les connaissances locales sont perdues. Reconstruire une main-d’œuvre agricole qualifiée devient de plus en plus difficile.


Engager les jeunes est une question de temps. Plus l’agriculture restera peu attrayante, plus il sera difficile d’inverser les perceptions et les réalités. Des mesures doivent être prises dès maintenant pour garantir la continuité et le renouveau.


Conclusion : La jeunesse comme fondement de la transformation agricole

La jeunesse n’est pas facultative pour l’avenir de l’agriculture — elle en est le fondement. Des systèmes alimentaires résilients au changement climatique, positifs pour la nature et inclusifs nécessitent la participation et le leadership d’une nouvelle génération.

Protéger les moyens de subsistance des jeunes dans l’agriculture constitue donc un investissement dans la résilience à long terme. Lorsque les jeunes considèrent l’agriculture comme une voie vers la dignité, l’innovation et la finalité, les systèmes alimentaires acquièrent la capacité de se transformer et de perdurer.


À propos du Réseau de l’Agriculture Durable

The Réseau pour l’agriculture durable (SAN)est un réseau d’impact mondial transformant l’agriculture en une force positive — guérissant et nourrissant notre planète extraordinaire. Avec 37 organisations membres réparties dans plus de 120 pays, SAN avance Systèmes agricoles durables, équitables et résilients face au changement climatiquequi autonomisent les communautés et restaurent la nature.


Grâce à une collaboration radicale, SAN met en relation agriculteurs, entreprises, chercheurs et société civile pour co-créer des solutions qui relèvent les défis les plus urgents du monde — depuis Changement climatique et perte de biodiversité à cause des inégalités sociales. Les efforts collectifs de notre réseau ont déjà contribué à transformer plus de 40 millions d’hectares de terres agricoles, favorisant des progrès mesurables vers des systèmes alimentaires régénératifs et inclusifs.


Enracinés dans intégrité, inclusivité, curiosité, empathie, adaptabilité et action fondée sur des preuves, SAN mène avec à la fois urgence et espoir. Nous envisageons un avenir où L’agriculture guérit, les communautés prospèrent et la nature prospère.


Pour en savoir plus, rendez-vous fr.sustainableagriculture.eco


 
 
 

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